L’histoire de Lauriane

20/02/2026
Professionnelle engagée depuis plus de vingt ans auprès des enfants, Lauriane a construit son parcours étape après étape, jusqu’à l’obtention de son diplôme d’éducatrice de jeunes enfants par la VAE.

Un parcours VAE n’est pas un simple parcours professionnel, c’est une réflexion réfléchie afin d’évoluer dans un domaine où la passion est de prime.
C’est ce que Lauriane nous a démontré lors de cette interview au sein de sa crèche Chocolat-Vanille à Saint-André-de-Cubzac.

Lauriane est devenue éducatrice de jeunes enfants par le biais de la VAE en novembre 2025. Un chemin semé d’embûches, mais elle n’a pas lâché et a mis toutes les chances de son côté pour y arriver.

« J’ai travaillé avec des enfants depuis que j’ai 18 ans »

Chez Lauriane, rien n’est arrivé par hasard.

BAFA en 2002. Animatrice. Puis dix ans auprès d’enfants en situation de handicap. Cinq ans en aide à domicile. Deux ans en halte-garderie itinérante. Un CAP Petite Enfance en poche.

« J’ai toujours travaillé dans des domaines différents. »

En 2018, elle pousse la porte de la crèche Chocolat-Vanille.

« Je suis arrivée pour un remplacement, dans une équipe déjà constituée. »

Un petit remplacement… mais une grande implication. Dès que son poste s’est stabilisé, elle s’est investie pleinement.

« Ça a été crescendo »

Au départ ?

« Les petites choses de base. »

Valider des horaires atypiques. Ajuster les plannings. Être là où on a besoin d’elle.

Puis, progressivement, « ça a été crescendo ». Projet pédagogique. Encadrement de stagiaires. Factures. Inscriptions. Premiers entretiens avec les familles.

« Au fil du temps, j’ai fait mes preuves. Et je me suis retrouvée à être la plus ancienne. »

Sans forcément le revendiquer, elle occupe déjà une posture d’EJE.

Le déclic : « Pour moi, vous étiez déjà EJE »

L’idée était là, en arrière-plan. Elle avait tenté le concours sans succès.

Et puis une phrase.

Une stagiaire lui dit :
« Pour moi, vous étiez déjà EJE. »

Cette phrase reste.

Mais Lauriane doute.
« Je doute très, très vite. »

Elle tente une première fois la VAE. N’ose pas aller au bout.

En 2024, elle recommence.
Cette fois, elle ne sera pas seule.

« J’aurais pas été accompagnée, je pense que j’aurais laissé tomber. »

L’accompagnement devient un appui, presque un filet de sécurité.

« Le fait de pouvoir parler de son travail, ça enlève une pression. On ne se sent pas seule. »

Le livret 2 : face à soi-même

Écrire sa pratique, c’est autre chose que la vivre.

« Ça occasionne une grosse remise en question. »

Trouver les mots. Faire le lien avec les domaines de compétences. Être précise, sans trop en dire. Développer, sans se perdre.

« Quand on se relit, on se dit : “Je fais vraiment ça ?” »

Elle évoque une situation autour du sommeil d’un enfant.
Les parents ne voulaient pas de sieste. L’enfant montrait son besoin.

« Pour moi, c’est le plus gros échec. »

Malgré les échanges :

« On n’a pas réussi à trouver un terrain d’entente. »

À l’oral, le débat continue. Même le jury n’est pas d’accord entre eux.
Preuve que le métier n’est jamais tout blanc ou tout noir. Et finalement, c’est aussi ça être EJE : avoir sa propre identité professionnelle.

« Le premier mot, ce serait l’observation »

Si elle devait résumer le métier en un seul mot ?

« L’observation. c’est le centre. »

Observer les rythmes. Les regards. Les silences. Les interactions.

« Après de tout ça, va découler plein de choses : le respect, la bienveillance, le consentement. »

Son expérience dans le handicap a forgé cette posture.

« Là, vous êtes obligé d’aller plus loin. »

Aller plus loin dans l’analyse. Dans l’adaptation. Dans la compréhension fine des besoins.

Novembre 2025 : la reconnaissance

Elle le dit simplement :

« Inconsciemment, j’ai toujours travaillé en tant que tel. »

Mais le diplôme change quelque chose d’essentiel.

« La confiance et surtout la reconnaissance. »

Reconnaissance de ses années d’expérience.
Reconnaissance de son investissement.
Reconnaissance de ses compétences.

Son message à ceux qui hésitent

Lauriane ne vend pas de rêve.

« Il faut vraiment que ce soit réfléchi. Pas parce que c’est la mode. »

Une VAE, ce n’est pas une formalité.
C’est une confrontation à soi-même.
Une remise en question.
Un engagement.

Mais c’est aussi une preuve.

« Je pense qu’on n’arrête pas d’apprendre. »

Et c’est peut-être ça, finalement, le fil rouge de son parcours.

Rédigé par

Formatrice petite enfance & éducatrice de jeunes enfants

Chaque projet commence par une compréhension précise de la réalité du territoire et du public accueilli.
Nous réalisons des études complètes incluant l’analyse des besoins des familles, la démographie locale, les ressources existantes, la concurrence et les évolutions attendues.

Ces données permettent de déterminer la taille optimale de l’établissement, son mode de fonctionnement, ses amplitudes horaires ou encore ses modalités d’accueil.
Nous incluons également une première évaluation budgétaire pour anticiper l’équilibre économique du projet.